La biographie du Fils du pauvre

L’article de Jeanne Adam sur Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun détaille l’évolution du récit pendant les années 50. Tout d’abord, le fait que Feraoun l’explique comme un roman autobiographique peut justifier l’analyse soit même de l’histoire du récit et ses changements pendant la décennie (Adam 945). Autrement dit, c’est une forme du criticisme biographique de parcourir les évènements qui ont influé le contenu du roman et leurs impositions au texte d’une signification contextuelle. Cet article ouvre le récit aux considérations plus profondes de race et de colonialisme vers sa fin.

            Le fils du pauvre se concentre à une famille dans un petit village d’Algérie. De plus, il explique le fonctionnement de la famille et le fils qui voudrait étudier aux niveaux les plus hauts que possibles malgré les empêchements dus à la pauvreté et les besoins de famille de se débrouiller. En raison de cela, Fouroulou est isolé dans ce village avec aucune interaction avec des européens, qui se présentent dans le récit au départ du père en France pour gagner de vie ; où il se blesse en travaillant et les employeurs hésitent à lui payer des restitutions ; et aux institutions éducatives, puisque son premier ami là est « blonde et les yeux bleus » (Feraoun). Voilà pourquoi l’article complique tant la lecture du récit ; l’absence textuelle des dichotomies ne donne pas l’opportunité de faire un commentaire sur la présence du racisme et du colonialisme dans ce texte.

            Quant à Adam, Feraoun a écrit à Camus à propos de « l’absence de personnages indigènes dans le cadre d’Oran…le manque de relations entre les groupes humains qui peuplent l’Algérie » (Adam 950). En outre, le directeur des Éditions du Seuil, à un évènement qui célèbre La terre et le sang, le deuxième roman de Feraoun, lui a demandé de supprimer les sections du roman qui fait référence à la guerre (951-2). Ces informations rendent explicit la structure colonialiste dans le roman comme une représentation presque réelle des expériences des gens algériens, car il propose les structures coloniales qui entourent sa publication et reflètent des idées implicites dans l’histoire.

Références :

Feraoun, Mouloud. Le fils du pauvre.

Adam, Jeanne. “Les débuts littéraires de Mouloud Feaoun de ‘Menrad Fouroulou’ au ‘Fils du pauvre.’” Revue d’Histoire littéraire de la France, vol. 81, no. 6, Nov.-Dec. 1981, pp. 944-952.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

css.php