Huis clos se sert d’un point de réclamation de subjectivité française

Avec l’explication des sorties consécutives, Saint-Léon lie le mouvement existentiel à l’œuvre de Sartre, Huis clos, car l’audience y projette son état d’esprit temporel et culturel. Ceux qui assistent aux ouvrages quelconques du spectacle pendant sa décennie principale de production réagissent selon le paradigme le plus populaire. La pièce résonne dans tous ces cas grâce aux circonstances dans lesquelles Sartre l’a écrite à la fin d’Occupation de la deuxième guerre mondiale.

Les anxiétés des personnages reflètent un manque de confiance engendrée pendant l’Occupation nazi. L’action de Garcin, Inès, et Estelle vacille entre comment sortir de la salle et comment supporter les autres sans réaliser aucun but. Par exemple, jusqu’au moment où Garcin réussit à ouvrir la porte il décide à rester dedans la chambre. Il suggère une méfiance de ce qu’on ne sait pas du monde des morts, comme les trois personnages supposent qu’ils se trouvent : un moyen de pensée attribuable au paranoïas de vivre sous les régimes annexés et collaboratifs. De plus, l’indécision envers les relations dans la salle vient des doutes imposées à chaque personnage envers les autres, dont le fait ne leur fait pas tuer les uns les autres, comme ils craignent parmi le texte, mais de l’autre côté indique une méfiance non seulement des structures sociétales mais des individus autour des personnes pendant cette période historique.

Par contre, Saint-Léon cite des critiques contemporains des productions de la pièce afin de montrer ce qui plaît au public et ce qui ne lui plaît pas du texte ; une distinction montrant un dégoût pour l’homosexualité féminine de Estelle mais valorisant la projection d’enfer sur l’intrigue et les circonstances de la pièce mérite la désignation «de nous rappeler que l’objet essentiel du théâtre est de nature morale » (Saint-Léon 64). Pour la période, le contenu du texte apparaît naturel à la conception de la moralité, qui invoque l’existentialisme plus profondément.

Une mode d’interpréter ce que Saint-Léon tente de souligner en Huis Clos se présente dans l’idée que l’audience « réclame des explications, des preuves par neuf, des jugements définitifs » (61). En regardant le spectacle pendant les années quarante et cinquante, le public peut reprendre la situation des trois personnages et la juxtaposer autour des conditions desquelles la France vient de se libérer afin de trouver la continuation en face des conséquences de chaque action. Tout simplement, les français voient un moyen d’agir en dépit du passé dur et réprimé, créant de nouveau sa subjectivité sociale et individuelle.

Références :

Saint-Léon, Claire. “La Presse Quotidienne Aux Prises Avec Huis Clos.” Dalhousie French Studies, vol. 9, Perspectives sur Sartre et Beauvoir, 1985, pp. 59–70.

Sartre, Jean-Paul. Huis clos. Paris, 27 mai 1944. Print.

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